D'où vient une matière, comment on l'obtient (du vivant, du laboratoire ou de la fermentation) et dans quels accords elle prend sa place. Chaque champ est sourcé.
Aucune matière ne répond à cette recherche.
Lecture transversale
Le log P (coefficient de partage octanol-eau) mesure la lipophilie d'une molécule, liée à sa substantivité et à sa tenue sur la peau. En première approximation les notes de tête ont un log P plus bas et les notes de fond un log P plus élevé. Les valeurs ci-dessous sont calculées (méthode de Crippen) et ne valent que pour des molécules pures, pas pour les naturels qui sont des mélanges.
Astuce de lecture : la tendance générale se voit bien, mais la volatilité dépend aussi de la masse molaire, donc certaines molécules sortent du schéma. Le limonène, par exemple, reste une note de tête très volatile malgré un log P élevé.
Le log P est le logarithme du coefficient de partage d'une molécule entre l'octanol et l'eau. C'est une mesure de la lipophilie. Un log P élevé signale une molécule qui préfère les corps gras, un log P bas une molécule plus affine avec l'eau.
On peut le mesurer expérimentalement, en regardant comment la molécule se répartit entre l'octanol et l'eau, ou l'estimer par le calcul à partir de sa structure. Les valeurs de ce site sont calculées par la méthode de Crippen, qui additionne des contributions atomiques. Ce sont donc des estimations, pas des mesures de laboratoire.
Le log P est surtout lié à la substantivité, c'est à dire l'accroche d'une matière sur la peau ou un support. En tendance, les molécules très lipophiles restent plus longtemps et jouent plutôt en fond, les molécules plus légères s'évaporent vite et jouent en tête. Mais ce n'est qu'une tendance : la volatilité dépend aussi de la masse molaire et de la pression de vapeur. Le limonène a un log P élevé tout en restant une note de tête, car il est léger.
En première lecture, un log P inférieur à 2 va plutôt vers l'hydrophile et le volatil, entre 2 et 4 vers l'intermédiaire, au-dessus de 4 vers le lipophile et le substantif. Ces seuils sont indicatifs.
Repères réglementaires
L'IFRA fixe des limites d'emploi sur la base de la science du RIFM, et l'Union européenne impose en plus l'étiquetage de certains allergènes. La version IFRA en vigueur est le 51e amendement, le 52e étant attendu en 2026. Cette page rassemble les matières interdites, phototoxiques, restreintes ou à déclarer, avec une recherche pour t'y retrouver vite.
Les limites dépendent de la catégorie de produit, car on ne s'expose pas de la même façon à un parfum, à une crème ou à un savon rincé. Les valeurs ci-dessous sont des repères. Pour le détail par catégorie et la liste exhaustive, se reporter aux Standards officiels de l'IFRA et à l'annexe III du règlement européen.
Repères indicatifs compilés à partir du 51e amendement de l'IFRA et de la liste européenne des allergènes (règlement 2023/1545, seuils 10 ppm laissé sur la peau et 100 ppm rincé, obligatoire en juillet 2026). À vérifier dans les Standards officiels (ifrafragrance.org) et à adapter à la catégorie de produit. Ne remplace pas une évaluation de sécurité.
Atelier
Une même matière ne se comporte pas de la même façon selon le support qui la porte. Un gel douche, une crème, un parfum alcoolique ou une bougie n'imposent pas les mêmes contraintes de solubilité, de stabilité et de diffusion. Le log P, la volatilité et la catégorie IFRA aident à choisir la bonne matière au bon endroit.
Avant de choisir, on se demande surtout comment on veut que l'odeur se diffuse.
Choisis une base, ajoute des matières avec leur pourcentage dans le produit fini, et l'outil te donne l'équilibre de diffusion et les points de vigilance IFRA. Les seuils de déclaration sont exacts, les limites de phototoxicité sont les valeurs officielles, les autres limites sont indicatives.
Un parfum qui explose à l'ouverture, puis s'efface. On privilégie des notes de tête et de cœur volatiles, à log P plutôt bas (agrumes, esters fruités, aldéhydes verts). C'est ce qu'on cherche dans les produits rincés, où l'odeur doit marquer en quelques secondes.
Une odeur qui dure des heures sur la peau ou le tissu. On s'appuie sur des notes de fond substantives, à log P élevé et faible volatilité (muscs, boisés ambrés, vanille, Iso E Super), qui jouent aussi le rôle de fixateurs des notes plus fugaces.
Les limites IFRA dépendent de la catégorie, c'est à dire de la façon dont la peau est exposée. Un produit rincé (catégorie savon, gel) tolère souvent plus qu'un produit laissé sur la peau (crème, déodorant), où les sensibilisants sont plus encadrés. Avant de doser une matière restreinte, on regarde donc la base visée et on se reporte à l'onglet Repères IFRA.
Ce sont des repères de formulation, pas des règles absolues. La solubilité, la stabilité, le coût et les interactions entre matières comptent tout autant, et seule une évaluation de sécurité valide une formule.
Les matières rangées par famille. Survole un point pour le nom, clique pour ouvrir la fiche.
Choisis deux ou trois matières pour les mettre face à face : famille, place dans la pyramide, sillage, ténacité, log P, facettes.
Des jalons de la parfumerie, avec leurs notes principales déclarées et un lien vers les matières du corpus qu'ils mettent en avant. Pas de formule, seulement les notes officielles et l'histoire.
Les dates, maisons, parfumeurs et notes proviennent des communications des maisons et de la presse spécialisée. Les liens de source seront complétés au fil des vérifications.